Atlas of Infrastructure I

First volume of an ongoing “Atlas of Infrastructure” series representing Scandinavia.



Cars, roads, municipal water supplies, sewers, telephones, railroads, weather forecasting, building, even computers in the majority of their uses – reside in a naturalised background, as ordinary and unremarkable to us as trees, daylight and dirt. Our civilisations fundamentally depend on them, yet we notice them mainly when they fail, which luckily for us they rarely do. They are the connective tissues and the circulatory systems of modernity. A well functioning infrastructure is by definition invisible, because its very purpose is to provide a basis for other activities - to accommodate different actors, their shifting goals, and modes of engagement. Only when it breaks down does infrastructure come to the fore.

Paul N. Edwards, Infrastructure and Modernity, 2003



Voyage au centre de la mer,
vers un archipel industriel

EPFL Master Project

L’Anthropocène est un terme qui caractérise l’époque géologique qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l’écosystème terrestre. L’urbanisation planétaire résultant de l’industrialisation, est devenue part intégrante de notre contexte urbain. Elle ne peut plus être considérée comme une simple dichotomie ville/campagne mais devient un système d’étude complexe qui comprend les divers espaces de production et les réseaux qui les supportent. La mer Baltique, avec sa forte densité d’activités humaines couplé à des caractéristiques géomorphologues, en font l’une des mers les plus polluées sur Terre, ceci matérialisé à travers une surproduction d’algues: l’eutrophisation.

Le projet propose donc une lecture sensible d’un territoire maritime comme espace potentiel d’urbanisation et propose d’intégrer un projet architectural à une réflexion spatiale à plus grande échelle. Ce projet est polytechnique. Ses facettes sont multiples : c’est là son essence. En plus d’être industrie et producteur d’énergie, il intègre également la notion d’habitat en mer. Le projet porte à ce titre un double questionnement, celui du rôle de l’architecture dans l’ère de l’Anthropocène et de la dimension pluridisciplinaire du projet. Il n’est contraint ni par l’étendue de son vaste milieu, la mer Baltique, ni par l’essence de sa fonction: il agrémente et ponctue son environnement afin de cristalliser l’existence d’un processus caché, celui de l’eutrophisation.

Collaboration: Muriz Djurdjevic